Mines et Cristaux Alpes Suisses niveau 2 du 12 Juillet au 26 Juillet (...)

De nouveaux explorateurs nous ont rejoints à St-Luc dans le Val d’Anniviers pour découvrir les techniques de prospecteurs de mine ou (...) Voir descriptif détaillé

Mines et Cristaux Alpes Suisses niveau 2 du 12 Juillet au 26 Juillet (...)

De nouveaux explorateurs nous ont rejoints à St-Luc dans le Val d’Anniviers pour découvrir les techniques de prospecteurs de mine ou (...) Voir descriptif détaillé

Menez à bien d'incroyables projets scientifiques !
Des voyages scientifiques qui changent le monde
Des aventures hors du commun, des projets réels pour le développement durable

Introduction

Le monde des cristaux vous attire ? Vous voulez aller dans les Alpes pour découvrir d’anciennes mines oubliées et parfois même disparues. Alors rejoignez-nous dans le Valais où vous pourrez pratiquer de la géologie, de la chimie et différentes techniques de prospection minière pour aller jusqu’à percer les mystères des nombreuses mines du Val d’Anniviers où se situe le séjour. Du cuivre, du plomb, de l’argent, du nickel, du cobalt mais aussi de nombreux autres métaux et cristaux vous attendent sur ce séjour situé parmi les sommets les plus fascinants de la Suisse (Cervin, Dent Blanche…). Nous chercherons également de l’or dans la vallée, à la batée, tel les chercheurs d’or de l’Alaska. Il y aura de quoi rêver pour les petits et les grands.

Le Journal de Bord

Dimanche 12 juillet 2015

Arrivée

Ilia et Julien sont bien arrivés au centre de St-Luc. Ilia a fait la fin du voyage de Genève à St-Luc avec notre urbaniste Olivier. Julien est arrivé avec ses grand-parents. Après avoir testé tous les pianos de l’hôtel Julien a fini par se résoudre, ce n’est pas cette semaine qu’il fera des concertos. En revanche Ilia et Julien sont intéressés par les tableaux périodiques qui décorent la salle d’activité MINEO. Cette semaine s’annonce sur le thème de la chimie. Après un bon souper concocté par Marie notre cuisinière nous avons joué au jeu de la pyramide. Ce jeu permet de mieux nous connaître, c’est Ilia et Emilie qui ont fini vainqueurs.

Lundi 13 juillet 2015

1. Phase contact

Ce matin en rentrant dans la salle d’activité, Julien et Ilia se questionnent sur le fonctionnement d’une boussole. Après quelques explications ils sont prêts à l’utiliser cette semaine sur le terrain.
Pour aborder le séjour Emilie leur raconte l’histoire des nombreuses mines et la richesse géologique de la région du Val d’Anniviers. Certaines mines ont disparues et d’autres ont été oubliées. Ça va être à nous de les retrouver...
Pour cela on va avoir besoin de la carte. Il est donc essentiel de regarder la carte topographique pour situer St-Luc. Une autre carte nous montre les principaux cours d’eau avec les alluvions qui sont potentiellement aurifères. Nous finissons la matinée par regarder des roches. Emilie a ramené une belle collection pétrographique (de roche), mais elles ne sont pas classées. On réfléchit en groupe à un système de classification des roches. Ilia et Julien observent les roches à la loupe et commencent un présentoir avec des étiquettes. Le rangement sera à finir.

Les objectifs : se familiariser avec les classifications (3 grands types de roche) et les principaux minéraux

2. Phase Découverte

Aujourd’hui nous découvrons la première mine avec Julien et Ilia ainsi qu’avec Ugo, Marianne et Olivier du séjour architecture, Augustin le responsable de la sécurité du Val d’Anniviers et Basil.
A peine sortie de la voiture nous observons les roches. La roche principale (encaissant la minéralisation) est noire. Elle devra être identifiée.
Nous découvrons une première entrée de mine, nommée Agnès par les mineurs du XIXe siècle. De l’air froid sort du l’entrée sombre. Chacun notre tour nous visitons cette petite galerie.

D’après les écrits de l’époque, il nous reste 12 entrées à découvrir. Et pour cela il va falloir monter ! L’ascension est difficile car le terrain est très pentu, heureusement Augustin avait accroché des crochets et des cordes pour faciliter la montée.

Nous découvrons une autre entrée de mine. Cette fois elle mesure plusieurs dizaines de mètres. La mine humide, partout dans la galerie la roche est rouge, orange et jaune, impressionnant.
Nous observons les roches, nous cherchons des minéralisations, c’est-à-dire des minéraux qui contiennent des métaux. On échantillonne. Les échantillons seront ensuite analysés à la loupe binoculaire dans notre salle d’activité.
La roche est tellement altérée qu’à l’intérieur de la galerie elle est transformée en poudre. Ce phénomène d’altération résulte de l’humidité et de la présence de minéraux instables riche en soufre.

Après le muffin au chocolat, à 17h, nous débutons un petit jeu en équipe, Julien est avec Ugo et Ilia avec Marianne.
Nous avons cherché des lieux caractéristiques de St-Luc pour prendre des photos et répondre à des questions axées sur l’architecture atypique et les pierres de construction.

Julien et Ugo ont gagné ce rallye. Ils ont remporté un sac de bonbon comme récompense.
Nous en profitons pour débuter le concours des photos humoristiques. Ce concours va durer toute la semaine. Les meilleures photos seront postées sur le journal de bord à la fin de la semaine.

Après le souper nous avons joué à un cache-cache un peu spécial dans l’hôtel. Marie, notre gourmande de cuisinière s’est cachée. Olivier puis Dominique l’ont trouvée et l’ont donc rejointe dans sa super cachette. Finalement Ilia, Julien, Ugo, Marianne, Anosone et Emilie ont désespérément cherché, crié, supplié mais ne les ont jamais trouvés. Une heure plus tard nous avons abandonné pour jouer au freezbe. C’est donc les personnes cachées qui se sont mises à nous chercher. Drôle de cache-cache.

Mardi 14 juillet 2015

Ce matin nous partons visiter les Moulins de St-Luc datant du XVIIIe siècle.
Sur place un vrai Anniviard nous accueille. Nous découvrons le moulin à maïs, le foulon à lin, la maison du meunier, le moulin à orge et froment et le pressoir à noix. Comme si on retournait dans le passé, le jeune meunier a dévié l’eau du Torrent des Moulins. Soudainement les rigoles se sont remplies d’eau et les moulins se sont mis en marche. C’était très impressionnant. Nous avons même moulu de la farine de froment que Marie utilisera pour cuisiner un gâteau.

Nous avons pique-niqué tous ensemble puis nous avons fait un tournoi de badminton. Sylvain, l’éducateur des séjours biodiversita a joué l’élément perturbateur avec son filet à papillon. Photo à l’appui :

3. Phase Approfondissement

Cet après-midi, nous débutons une nouvelle activité scientifique : nous partons à la recherche d’or. Munis de nos pelles, tamis et batées, tels des chercheurs d’or de Californie ou du Klondike en Alaska, nous remuons le lit de la rivière à la recherche des paillettes dorées.

L’eau de la rivière est froide mais tout le monde apprend à manier sa batée. Nous regroupons nos concentrés de minéraux lourds obtenus à la fin de l’orpaillage dans un seau. Il va falloir passer le concentré à la loupe binoculaire. Y a-t-il de l’or ? Le suspense reste entier…

Nous rentrons pour un bon goûter à l’hôtel, puis nous remontons en salle d’activité. Julien, Ilia et Emilie continuent à regarder les roches et à déterminer les principaux minéraux. Julien et Ilia maîtrisent les principaux minéraux que l’on rencontre sur Terre et le système de classification. Equipés comme des laborantins, de blouse et de gants de protection, ils apprennent à utiliser l’acide chlorhydrique pour déterminer la présence de calcite. Ilia trouve rapidement la formule chimique de la réaction d’effervescence.

Nous soupons dehors sur la terrasse de l’hôtel, avec une vue imprenable sur les grands sommets de 4 000 mètres de la région, dont le Cervin à la forme si unique.

Pour finir cette journée, nous partons jouer à la balle au prisonnier et à la tyrolienne sur le terrain de la commune.

Ce fût une belle journée, amusante pour tout le monde.

Mercredi 15 juillet 2015

Ce matin, Julien, Ilia et Emilie ont trié et observé les minéraux issus de la session d’orpaillage en espérant y trouver de l’or. A ce jour le torrent des Moulins n’a jamais été testé pour l’or. Après avoir séché les sables et extraits les grains magnétiques, ils ont observés les minéraux lourds à la loupe binoculaire. Pas de succès pour l’or. Mais Emilie a promis qu’ils en verraient avant la fin des vacances.

A 13h, Julien et Ilia rejoignent l’équipe des architectes composée de Marianne, Ugo et Olivier pour l’activité extra scientifique. Olivier nous avait posé une énigme pendant le repas : Comment réussir à faire du froid dans le désert, avec comme seule énergie celle du soleil et comme matériaux du sable, de l’eau et deux céramiques ?
Après avoir émis plusieurs hypothèses et nous être mis d’accord, nous avons décidé de fabriquer un frigidaire solaire. Nous avons utilisé 2 céramiques, du sable mouillé et un récipient modélisant le désert. Nous avons mis un morceau de beurre dans une céramique elle-même à l’intérieure d’une autre céramique remplis de sable. Le tout est au soleil toute la journée. Nous allons suivre l’évolution du beurre jusqu’à la fin du séjour. Va-t-il fondre ?

A 14h, tous les quatre nous étudions l’abaque de trajectoire du soleil au 46° Nord qui est celui de Saint Luc. Le but est de lire à une heure et à une date précise la hauteur angulaire et l’azimut du soleil. Cela permettra à l’équipe architecture de calculer l’exposition d’une baie vitrée et de dessiner les obstacles qui masquent la course du soleil au cours de l’année.
Suite à cela nous nous rendons sur le site du projet des architectes. Le but est de repérer in situ et sur la carte les points hauts qui masqueront la course du soleil. Nous pourrons ensuite les reporter sur l’abaque de trajectoire du soleil.

A 16h 30, après le goûter nous voilà partis avec Olivier fabriquer des boomerangs. Tout le monde va pouvoir en faire la copie d’un.
Nous avons tracé les gabarits et coupé dans une planche de contreplaqué de la bonne épaisseur les futurs engins volants.
Il ne nous reste plus qu’à ajuster les profils en aile de ceux-ci et de trouver une occasion de les tester.

A 20h, Sylvain nous a préparé une partie d’Avalon. Nous sommes huit à jouer. Il est déjà 22h ! Dommage qu’il faille déjà aller se coucher.

Jeudi 16 juillet 2015

Ce matin nous partons découvrir les mines de cuivre entre St-Luc et Chandolin. Une équipe de prospecteurs et géologues chevronnés s’est jointe à nous. Nous partons avec marteaux, loupes, lampes frontales et plein de courage sur le charmant sentier pédestre à travers la forêt de mélèzes et d’épicéa en direction de Chandolin.

Premier arrêt dans les déblais de la Mine de Collioux Supérieur. Très rapidement les marteaux résonnent dans la vallée et les roches éclatent sous les coups de marteau d’Ilia. Peu à peu, un petit tas de cailloux s’accumule avec de la chalcopyrite, de la galène, d’azurite et malachite.

On comprend qu’il ne s’agit que de déblais et que la mine est située plus haut dans la pente. Les deux apprentis prospecteurs Julien et Ilia trouvent une cavité qui correspond à l’ancienne mine effondrée.

Nous repartons pour la prochaine mine de cuivre de Fusette. Après un kilomètre de marche, nous voici au pied d’un talus boisé et plein de blocs que nous escaladons. Nous trouvons l’entrée d’une galerie. Nous y entrons par groupe et découvrons une mine sombre et humide qui s’enfonce dans la montagne profondément. Retour à l’extérieur car c’est l’heure du déjeuner que nous prendrons juste devant l’entrée.

Le sandwich fini nous retournons vite dans la mine. Pierre-Alain le géologue et Julien lèvent un plan détaillé de la mine à la boussole et au mètre déroulant tel des arpenteurs. La mine s’enfonce de 73 mètres en serpentant dans la montagne. La galerie fait près de 2 mètres de haut. On peut imaginer le pénible travail réalisé par les mineurs au XIXe siècle. Pendant ce temps Jean-Luc notre prospecteur et Ilia suivent le filon de quartz minéralisé dans la galerie. Ils y trouvent de la galène, de la chalcopyrite et de la sphalérite. A 42 mètres, le filon est perdu et une faille a recoupé de décalé celui-ci.

Il est malheureusement temps de pénétrer et nous rebroussons chemin content de notre journée, le sac plein de trouvailles qu’il va falloir observer en détail.

Après le gouter, Ilia et Julien reprennent la construction du boomerang. De nouveaux participants arrivent. Nicolas et Sumaï rejoignent l’équipe de MINEO et Martin, Paul et Milo rejoignent l’équipe de BIODIVERSITA. Les nouveaux venus s’installent. Nous soupons sur la terrasse de l’hôtel sous un soleil cuivré. Pour le dessert nous organisons une surprise pour l’anniversaire de Marie notre cuisinière.
La soirée s’organise : Trépieds, grand draps blancs, fioles en pagaille, filet de badminton (sans raquettes ! ), grande rallonge électrique, boites d’œufs vides et autres bizarreries, voilà le drôle de matériel pour cette première soirée ! Ah ah, les plus perspicaces ont compris que nous partions en chasse … aux papillons de nuit ! Mais attention, pas n’importe où … profitant du funiculaire nocturne mis en place pour une soirée astronomie, nous voici donc dans les alpages à 2300m d’altitude pour une chasse de nuit très intéressante, les naturalistes ayant peu l’occasion d’en faire à pareil altitude. Nous allons donc pouvoir reprendre le projet d’inventaire et de suivi de la biodiversité du Val d’Anniviers commencé l’année dernière par les premiers séjours Biodiversita !

C’est donc tout près de l’observatoire astronomique que nous nous installons, draps blanc au sol et par-dessus le filet de badminton, lumière Ultra-Violet pour attirer les papillons, livres d’identification et fioles pour les capturer et les observer ! Et très vite, voilà notre première nouvelle espèce pour notre inventaire : la Plusie montagnarde, Syngrapha ain, une jolie noctuelle aux ailes postérieures orange, qui comme son nom l’indique est une espèce d’altitude. D’autres espèces viennent bientôt rejoindre les rangs, et certaines difficiles d’identification sont gardées en tube pour pouvoir être identifiée au laboratoire de BIODIVERSITA et ainsi intégrer la collection de référence. En tout cas, c’est une soirée bien agitée où il y a beaucoup d’excitation pour attraper les insectes attirés à la lumière, que ce soit des papillons de nuit, des petits bousiers, des grands Tipules ou les rouges Ophions ! Mais c’est aussi une première occasion de parler des notions d’espèces, famille et ordre, et d’apprendre à reconnaître les grandes familles de papillons de nuit que sont les Géomètres et les Noctuelles.

Retour tardif au centre, au dodo !

Vendredi 17 juillet 2015

Aujourd’hui nous avions prévu de partir en bivouac à Moiry, au lac de la Bayenna. Malheureusement le temps est orageux donc nous restons au centre. Emilie profite de ce moment pour faire des activités en salle. Pour bien débuter ce séjour scientifique, il est important pour Sumaï et Nicolas d’apprendre à reconnaître les roches métamorphiques de la région et les principaux minéraux qui les composent. Nous sortons juste devant l’hôtel pour regarder les pierres de construction et pour observer les sommets qui nous entourent ainsi que la vallée. Nous apprenons à nous repérer avec les cartes et les boussoles comme tout bon géologue. L’après-midi est consacrée à la maitrise de quelques outils indispensables pour créer une base de donnée : Sumaï est nommé responsable du GPS et de la saisie des nouvelles mines et Nicolas est nommé responsable de prendre des photos des échantillons et des minéralisations.

Pendant ce temps Ilia a envie de silence et du grand air de la montagne. Il va se promener avec notre botaniste Iacopo. Ils ramassent des fleurs en alpage.

Ce soir, à la veillée, nous jouons tous ensemble au jeu du loup-garou.

Samedi 18 juillet 2015

L’équipe de MINEO (Ilia, Julien, Nicolas, Sumaï, Emilie) et de BIODIVERSITA (Iacopo, Sylvain, Milo et Paul) partent pour le bisse des sarrasins, une ancienne canalisation utilisée pour amener l’eau des sommets ou des glaciers jusque dans les coins les plus reculés de la vallée.

Après un rapide trajet en car postal on approche le pittoresque village de Fang, suspendu sur le flanc de la montagne. A peine arrivé le bruit du marteau retentit dans la vallée. Les géologues ont débarqués. En même temps, on fait l’inventaire de tout ce qui bouge et ce qui pousse le long du chemin, armés de filets à papillons. Les quelques gouttes de pluie ne nous arrêtent pas et on atteint le village de Fang qui ressemble énormément à un village en miniature où les joubarbes poussent dans des vieilles chaussures. Nous nous arrêtons observer des ruches et des moutons suisses atypiques.

En arrivant au fond de la vallée, notre attention est captée par les eaux bleues claires de la Naviscence. Nous trouvons un charmant endroit qui nous offre des framboises et un coin pour manger les cakes au saumon que Marie nous a préparés. Avant de se remettre en route Iacopo propose un cours de jonglage avec des galets de la rivière à Ilia, Julien et Sumaï.

On se remet en marche et, après une montée très raide, ralentie par tout genre d’insecte, plante ou affleurement, on atteint la passerelle en bois du bisse qui longe la falaise. La vue est magnifique. Sans préoccupation de la hauteur on continue à bouger nos filets à papillons et nos marteaux de géologues et on fait vite l’inventaire du sentier.

La descente en forêt se fait tranquillement mais la montée dans la prairie ensoleillée qui suit nous a donné bien envie de nous relaxer au-dessous d’un vieux noyer aux portes du village. C’est également une bonne occasion pour prendre notre goûter.

Avec les estomacs pleins on fait le dernier effort pour attraper le car qui nous ramènera à St Luc. Après une véritable course contre le temps on est enfin assis à nos places et on commence à penser à la douche rafraîchissante qui nous attend.

Une fois propres et parfumés c’est l’heure d’assister à la présentation du projet des jeunes architectes guidés par Olivier en présence des parents. C’est un grand succès et Hugo et Marianne se débrouillent comme des professionnels !

Ce soir nous avons une grande tablée puisque les parents, les frères et les sœurs de Marianne et Ugo sont là. Une fois le diner fini on démarre les votations du concours photos. Les prix à assigner sont : la photo la plus originale, la plus drôle, la plus belle, la plus mystérieuse, la plus tordue et celle qui a l’objet le plus étrange. Le jury, après consultation, décide que le prix pour la photo la plus tordue, ou mieux la plus tordante, ne pourra pas manquer. Et voilà les résultats !

La photo la plus drôle :

La photo la plus originale :

La photo la plus belle :

L’objet le plus étrange :

La photo la plus tordue :

Dès que le tordant concours est terminé, Sylvain nous annonce que la Terre va être envahie par des extraterrestres et qu’il faut absolument qu’on parte en mission de paix ! Le jeu Sportz commence. Julien au piano participe à mettre l’ambiance. Milo et Sumaï qui sont déjà devenus inséparables nous ont tous dupés.

Dimanche 19 juillet 2015

Découverte de la mine de Gollyre pour Nicolas et Sumaï :

Aujourd’hui nous partons découvrir la mine de Gollyre avec Nicolas, Sumaï, Ilia, Julien, Milo, Paul et Iacopo. Il serait plus juste de parler des mines de Gollyre puisque selon les écrits, il y a 13 entrées et galeries différentes. Cette mine de Nickel et Cobalt, exploitée il y plus de 150 ans a été une des plus rentables de la région. Pour l’atteindre nous empruntons deux bus, puis un petit chemin pédestre le long d’un torrent de montagne. Nous arrivons face à une zone pentue qu’il va falloir grimper. Emilie a facilité la montée avec des cordes et en profite pour rappeler les règles de sécurité lors d’ascension en montagne. Ilia et Julien qui était déjà venue la semaine précédente montre l’entrée de la première petite galerie à leurs camarades.

Nous examinons la roche principale pour aboutir ensemble à la conclusion que c’est une roche métamorphique, une amphibolite riche en chlorite. Rapidement nous commençons l’ascension. Chacun notre tour nous accédons à la deuxième galerie.


Cette fois-ci la galerie est profonde et impressionnante. Les parois sont rouge, jaune ocre, violette due à l’altération de la roche et principalement du minerai. De jolis cristaux blancs se sont formés et font briller les parois.

Iacopo, Milo et Paul en profite pour récupérer des araignées et des faucheuses probablement cavernicoles. Il est déjà l’heure de pique-niquer. Nous mangeons devant l’entrée de la mine qui souffle un air glacé.

L’après-midi nous reprenons notre ascension, Sumaï découvre une autre galerie puis Julien encore deux autres que nous avons à peine le temps d’explorer. Pour leur découverte ils obtiennent une copie des concessions minières de l’époque, qu’ils vont pouvoir remettre en jeu dans un Monopoly spécial Val d’Anniviers conçu par Emilie. Nous rentrons à l’heure pour le gouter.

Lundi 20 juillet 2015

4. Le Projet de Recherche

Ce matin nous allons apprendre l’orpaillage à partir d’un sable riche en or. Cela tombe bien car chaque enfant va repartir avec une batée à la maison. Ilia, Nicolas et Sumaï s’exerce et trouve de l’OR !!!

Nous faisons sécher le concentré récupéré dans la batée. Nous le trierons le lendemain.
Nous nous réunissons dans la salle d’activité pour discuter d’un projet scientifique que nous allons mener jusqu’à la fin de la semaine et présenter samedi. Sumaï et Nicolas veulent chercher de l’or dans la région tandis qu’Ilia préfère étudier la mine de Fusette.

En fin de matinée nous préparons les sacs à dos et répartissons le matériel de bivouac et le matériel scientifique (marteau, lunette de protection, batée, loupe, cartes).

L’après-midi nous partons en bivouac avec le funiculaire.

Ce soir nous dormirons tous à la belle étoile, sur l’alpage de l’Armina. Ce sera la première fois pour Sumaï, Ilia, Milo, Martin et Paul. Après 2h de marche nous arrivons sur une magnifique prairie et un lac devant le Mont Touno.

La fin d’après-midi, les garçons font la chasse aux papillons avec des filets et la chasse aux criquets, aux sauterelles et aux grenouilles. Sylvain notre entomologiste nous apprend à les reconnaître. Après le souper nous faisons une petite partie de loup-garou orchestré par Julien. C’est un bon maître du jeu. Les éducateurs installent tous les enfants dans leur duvet et les enroulent dans des couvertures thermiques pour les protéger de la rosée matinale. Une fois tout le monde convenablement installé Emilie finit par leur lire une histoire de Jack London intitulée « trop d’or ». Nous nous endormons avec les étoiles au-dessus de notre tête et un croissant de lune doré.

Mardi 21 juillet 2015

Nous nous réveillons de bonne heure avec le lever du soleil. Dans l’ensemble tout le monde a bien dormi hormis Julien qui a eu froid. Nous prenons un premier petit déjeuner puis un second avec du chocolat chaud. Le lait provient directement de la ferme qui était dans l’alpage, sur notre chemin pour le lac. Délicieux !

Ce matin nous jouons tous ensemble. Hormis Julien et Ilia, tout le monde va se baigner dans le lac. Au milieu du lac il y a une drôle d’île qui flotte et qui se déplace. Nous nous rejoignons tous dessus pour sauter, courir et s’amuser.

Ce matin un peintre nous a rejoint, Monsieur Vincent Desplanches. Ensemble nous observons le Mont Touno et à partir de la carte géologique nous tentons d’identifier les différentes couches. A partir de là il peint une splendide aquarelle où l’on peut reconnaître les enfants qui jouent sur l’île et Sylvain avec son filet à papillon qui tente d’attraper des libellules.

Nous mangeons des bonnes pâtes cuisinées par Iacopo notre éducateur italien puis le groupe MINEO redescend à l’hôtel du Cervin. Nicolas et Sumaï trient leur or récolté à la batée la veille pendant qu’Ilia se repose.

Pour le souper, Marie nous propose que chacun se fasse sa pizza à partir des ingrédients à disposition. Donc à 18h30 tout le monde met la main à la pâte.
Le soir nous allons jouer sur le terrain communal à la balle au prisonnier et à la tyrolienne.

Mercredi 22 juillet 2015

Pour tenter de répondre à la problématique de Sumaï et Nicolas, ce matin nous allons chercher de l’or dans le Torrent des Moulins à St-Luc. Ce torrent alimente les magnifiques Moulins datant du XVIIe siècle qui fonctionne encore. D’après les recherches d’Emilie cette rivière n’a jamais été testée pour l’or alors que dans la vallée d’à côté, celle de Tourtemagne, des analyses faîtes en 1991 ont révélées la présence d’or dans les alluvions de la rivière.
Muni de nos batées, notre tamis, nos sceaux et nos pelles nous partons à pied pour le Torrent. L’eau est froide et tumultueuse. Nous faisons quelques batées sans voir d’or. La paillette ne va pas se montrer aussi facilement, il faudra revenir.

Pendant ce temps, Ilia et Julia travaille sur leur projet scientifique, la mine de Fusette. Il s’installe sur la table de pique-nique à côté du Torrent des Moulins pour travailler les cartes topographique et géologique.

Nous rentrons manger à l’hôtel. L’après-midi nous retrouvons l’équipe de BIODIVERSITA qui venait de passer une deuxième nuit en bivouac. Tout le monde est content de se retrouver. Anosone et Marie les emmènent tous à la piscine.
Le soir ils font de nouveau une balle au prisonnier avec Iacopo et Anosone.

Jeudi 23 juillet 2015

Visite de la mine de Fusette :

Cette mine est impressionnante. Elle mesure 73m de long. A l’intérieur on peut suivre plusieurs filons de quartz minéralisés en Cu, Pb, et Ag. Ilia et Julien veulent étudier et présenter cette mine lors de la retransmission qui aura lieu Samedi… Nous prenons des mesures de pendage des veines de quartz et des failles ainsi que des photos.
Vincent, notre ami peintre est avec nous. Il peint une magnifique aquarelle à l’intérieur de la mine éclairé par une petite lampe de poche. Il arrive parfaitement à faire ressortir la magie du lieu.

Ce midi, Pierre-Alain notre géologue suisse, nous prépare la spécialité de la Suisse : une fondue au fromage ! Et pour l’occasion, nous la mangeons dans la mine !

Nous sommes de retour à l’hôtel de bonne heure dans l’après-midi. Les garçons se reposent et papotent dans leur chambre. Il faudra réveiller Nicolas et Sumaï pour le gouter. Ensuite Julien, Milo, Iacopo, Marie, Pierre-Alain et Emilie orpaillent. Ils trouveront tous des dizaines à des centaines de petites paillettes dans le sable riche en or qu’a apporté Emilie. Chacun de ces chercheurs d’or repartira avec son pilulier.

Après un bon souper, tout le monde joue au Time’s Up, un jeu de rapidité ou il faut faire deviner des personnages, des animaux ou des objets. A 10h nous partons pour une veillée spéciale : une soirée astronomique. Nous prenons le funiculaire de nuit pour monter à l’Observatoire François Xavier Bagnoud situé sur l’alpage. Michaël, l’astronome qui anime la soirée nous dévoile le nouveau télescope qui sera inauguré en grande pompe ce samedi. Nous observons Saturne, une nébuleuse planétaire, un nuage de gaz éjecté par une planète en fin de vie. Avec son laser il finit par nous montrer les différentes constellations visibles à cette époque de l’année. Nous rentrons à plus de minuit, bien fatigué, des étoiles dans les yeux.

Vendredi 24 juillet 2015

Ce matin on se lève tous plus tard pour rattraper notre sommeil et l’on reste tranquille le reste de la matinée. Mais l’après-midi on commence à organiser la retransmission de samedi. On discute de ce que l’on va présenter, comment et avec quel matériel ?

Ilia et Emilie listent les éléments à présenter sur la mine de Fusette. Ilia prépare un poster avec les réactions chimiques d’altération des minéraux, les cartes, des photos, l’historique de la mine et un schéma expliquant la raison de son abandon vers 1857. Ilia prépare également un jeu pour le public. Pour cela il sélectionne plusieurs roches de la collection pétrographique que le public devra classer selon les différentes catégories de roche : métamorphique, magmatique, sédimentaire. Sumaï trie son or qu’il va montrer au public. Nous allons organiser des sessions d’orpaillage pour le public. Sumaï qui maitrise déjà bien la technique sera le guide. Il prépare 50 piluliers qui permettront au public de récupérer leur concentré de minéraux riche en or. Nicolas prépare un jeu sur les éléments chimiques. Il prend des notes des informations intéressantes. On formulera les questions demain.

Après le gouter, Sumaï, Nicolas et Milo aident Marie à préparer des petits fours qui seront servis lors de l’apéro des sciences, à 17h, place de la marmotte à St-Luc. Pendant ce temps, Ilia, Martin, Julien, Paul, Emilie et Conan jouent à un Monopoly un peu spécial : le Monopoly d’Anniviers. Le jeu traditionnel a été modifié pour que chaque propriété devienne une mine du Val d’Anniviers ou un des trois hôtels de St-Luc ou les usines hydroélectriques de la région ou encore les moyens de transport locaux. Comme carte CHANCE, on peut aussi bien trouver une grosse pépite d’or dans le Torrent des Moulins ou devoir payer car sa mine est inondée.

Les garçons sont tellement captivés par le jeu qu’ils y rejouent après le souper.

Samedi 25 juillet 2015

5. La retransmission

Aujourd’hui c’est le jour de la retransmission mais surtout le dernier jour où nous sommes tous ensemble.
Chacun s’affaire sur sa présentation, on réfléchit, on dessine, on coupe, on colle, on rédige…

A 15h nous sommes prêts ! Nous nous réunissons pour offrir un chacun un tee-shirt, une casquette et des crayons. Les troupes sont motivées, la présentation sera dynamique. Nous chargeons la voiture de tables, de bancs et de matériels scientifiques pour aller place de la marmotte. Nous installons les stands et à 16h30 nous sommes prêts pour accueillir les passants qui ne tardent pas à arriver.
Une cinquantaine de personnes se seront arrêtées pour écouter nos scientifiques. Plusieurs parents sont dans l’assemblée. Sumaï organise des sessions d’orpaillage et répond aux questions concernant la présence ou non d’or à St-Luc. Pour s’appuyer il a préparé un poster « Y a-t-il de l’or à St-Luc ? ». L’orpaillage a beaucoup de succès et l’écriteau « or suisse » attire les plus curieux. Nicolas a préparé un questionnaire sur les métaux. Il se promène sur la place et interpelle les visiteurs. Ilia a préparé un poster sur la mine de Fusette, un jeu sur la classification des roches et une démonstration de l’effervescence de la calcite à l’acide chlorhydrique. Les biologistes sont là aussi, ils présentent une partie des insectes et des plantes qu’ils ont attrapées durant le séjour. Ils présentent également les clés de détermination qu’ils ont créées.

Nous avons eu beaucoup de succès, les garçons ont très bien présenté. BRAVO !!!

A 18h30, nous remballons, tous heureux de notre travail. A 19h30 nous soupons avec les parents présents à St-Luc. Après le souper le jury se réunit pour la deuxième édition du concours photo. Il est difficile de choisir, mais le jury a sélectionné :
La photo la plus drôle :

La photo la plus originale :

La photo la plus belle :

La photo la plus étrange :

Ilia a reçu un prix spécial, celui du « champion du concours ». Avec son coéquipier et régisseur Julien, vous serez d’accord avec moi qu’ils ne l’ont pas volé.

Ce soir qui dit fin des vacances dit soirée exceptionnelle, nous ne sommes pas couché. Nous jouons à un match d’improvisation, l’équipe des patatoes contre l’équipe optique. Les garçons débordent d’imagination, ce fût très drôle.

6. Bilan

Dimanche 26 juillet 2015

Tout le monde repart, voilà la fin des vacances. Merci à Ilia, Nicolas, Sumaï, Milo, Martin, Paul et Julien pour ces bons moments. Merci également à Anosone, Sylvain, Iacopo, Olivier et Marie pour toutes leurs bonnes intentions.

Cette semaine, le mardi 28 juillet, 5 enfants âgées de 7 à 11 ans ont découverts deux nouvelles galeries à Gollyre. Nous sommes montés encore plus haut. Il y a encore des découvertes à faire...

A l’année prochaine, j’espère.

7. Bibliographie

Cartes :

Atlas géologique de la Suisse 1 :25 000. Feuille 1307 Vissoie.

Atlas géologique de la Suisse 1 :25 000. Feuille 1287 Sierre.

Carte des matières premières minérales de la Suisse 1 : 200 000. Feuille 2 Valais – Oberland bernois. 1998.

Carte géologique de la Suisse 1 : 500 000. 1980.

Cartes national de la Suisse 1 : 25 000. Feuilles 1307 Vissoie, 1287 Sierre, 1327 Evolène.

Carte pédestre. Val d’Anniviers Sierre – Vercorin 1 : 25 000. Edition mpa.

Géologie locale :

Guide des lieux mystérieux de Suisse Romande de Stefan Ansermet. Edition Favre. 2014.

Les fahlbandes et les veines polymétalliques du Val d’Anniviers et du Val de Tourtemagne. G. Della Valle. Matériaux pour la géologie de la Suisse, Bulletin n°81. 1992.

Val d’Anniviers. Mineria Helvetica 23b/2003. Bulletin de la Société d’Histoire des Mines. 2003.

Contribution à l’étude pétrographique et minière de la partie inférieure du Val d’Anniviers et plus particulièrement de la région Saint-Luc – Bella-Tola. Jean Sigg. Matériaux pour la géologie de la Suisse, Bulletin n°21. 1944.

Informations historiques locales :

Parcours historiques d’Anniviers. Edition monographic. 2014.

Les bisses du Valais. Johannes Gerber et Jean-Henry Papilloud. Edition monographic. 2013.

Le Val d’Anniviers. Edouard Desor. Edition à la carte. 1855.

Géologie générale :

Dictionnaire de Géologie. 6e édition. Alain Foucault et Jean-François Raoult. Edition Dunod. 2005.

Initiation à la géologie et à la topographie. Manuels & Méthodes. Jean-Bernard Chaussier. Editions BRGM. 1989.

Ce que disent les pierres. Maurice Mattauer. Edition Pour la Science. 1998.

Les pierres qui brûlent, qui brillent, qui bavardent. Martial Caroff. Edition Gulf Stream. 2012.

Pétrologie et Minéralogie :

Atlas photographique des minéraux d’alluvions. Pierre Devismes. Mémoire du Bureau de recherches géologiques et minières N°95. 1978.

Roches et minéraux. Hervé Jacquemin et Hervé Sider. Editions S.A.E.P. 1990.

Mines et minéraux du Valais. Tome 2. Anniviers et Tourtemagne. Stefan Ansermet et Nicolas Meisser. Editions Porte-plumes. 2012.

Les minéraux dans leur environnement (extrait de « Au cœur des minéraux »). J. Deferne et N. Engel. 2009.

Cleusonite, (Pb,Sr)(U4+,U6+)(Fe2+,Zn)2(Ti,Fe2+,Fe3+)18(O,OH)38, a new mineral species of the crichtonite group from the western Swiss Alps. Wülser, P.-A., Meisser, N., Brugger, J., Schenk, K., Ansermet, S., Bonin, M. & Bussy, F. European Journal of Mineralogy. 2005.

Gros plan Minéraux et cristaux. R. Hochleitner. Edition Nathan. 1987.

Métallogénie et prospection minière :

Géologie des ressources minérales. Michel Jébrak et Éric Marcoux. 2008.

Atomes. Theodore Gray. Editions Place des Victoires. 2010.

Gold in Switzerland. F.C. Jaffé. Matériaux pour la géologie de la Suisse, Bulletin n°89. 1991.

Manuel du prospecteur minier. Manuels & Méthodes. Jean-Bernard Chaussier & Jean Morer. Editions du BRGM. 1992.

Guide pratique du chercheur d’or en France. Pierre-Christian Guiollard. Editions du BRGM. 1994.

Contes et légendes :

Mon papa est chercheur d’or. Patricia Marie et Philippe Pauzin. Edition Bayard Poche. 1994.

L’appel de la forêt et autres histoires du pays de l’or. Jack London. Editeur Christian Bourgois. 1974.

La véritable petite histoire de Louise petite ouvrière dans une mine de charbon, Estelle Vidard Emmanuel Picq. 2012.

La mine d’or, Agnes de l’estrade et Claude Cachin. 2006.

Les enfants de la mine, Fabian Grégoire. 2003.

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