Régler son Télescope Vol.2

Le tube du télescope ou de la lunette est fixé sur le trépied par une pièce intermédiaire, la monture. Celle-ci peut-être équatoriale (Eq) ou (...) Voir descriptif détaillé

Régler son Télescope Vol.2

Le tube du télescope ou de la lunette est fixé sur le trépied par une pièce intermédiaire, la monture. Celle-ci peut-être équatoriale (Eq) ou (...) Voir descriptif détaillé

Le tube du télescope ou de la lunette est fixé sur le trépied par une pièce intermédiaire, la monture. Celle-ci peut-être équatoriale (Eq) ou alt-azimutale (Aaz). Elle permet d’orienter l’instrument mais aussi de suivre les mouvements célestes. Pour être efficace, elle se doit d’être correctement orientée. Cet article vous propose cette mise en oeuvre.



"La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.
La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi."
(Albert Einstein)

Avant de commencer, si vous ne savez pas comment fonctionne un télescope et ce qu’est une monture, allez lire ça

Pour effectuer cette manipulation, il faut au préalable que l’instrument soit monté (si cela n’est pas fait, allez voir là). Ensuite, la manipulation se déroule en 2 étapes majeures :

- l’installation « terrestre » de la monture
- l’installation « stellaire »

Il faut savoir néanmoins qu’il y a installation stellaire et installation stellaire. A partir du moment où l’on souhaite photographier le ciel, faire découvrir quelques objets célestes à du public, qu’il soit nombreux ou pas, que l’on ait du bon matériel ou non, que celui-ci soit électronique (Goto Gps), électromécanique ou manuel, cette mise en station sera plus ou moins poussée, nous vous préciserons ces différents cas.

1 : L’installation terrestre

Cette étape simple permet de faire se rencontrer notre matériel avec notre planète. En quelques mots : « poser sa monture ».
Cependant, aussi évident que cela puisse paraître, quelques questions sont à se poser :

- le sol est-il meuble, la monture ne va-t-elle pas s’enfoncer avec le poids
- sommes-nous sur une pente ?
- l’humidité va-t-elle s’y dégager pendant la nuit (on aura froid aux pieds)
- n’aurais-je pas un obstacle à l’horizon que je pourrais éviter (un lampadaire, on s’arrange ou non à le cacher, on évite de se placer trop près de la forêt ou d’un obstacle qui nous cacherait le ciel...)

Bref, avant toute chose, du bon sens est de rigueur, mais aussi un peu de pratique.

Les trépieds possèdent quelquefois une marque indiquant le nord géographique. Dans ce cas, orienter la monture dans cette direction.

Niveau à bulle sur monture équatoriale

Un point important néanmoins est d’ajuster l’horizontalité de la table/monture/trépied. Pour ce faire, certaines montures possèdent un petit niveau à bulle [1] qu’il suffit d’ajuster (la bulle à mettre dans le cercle). Si celle-ci en est dépourvue, on peut en trouver dans tout magasin de bricolage qui se respecte. Il suffit alors de le poser sur une partie horizontale. Pour l’ajustement, on se servira du réglage de chaque pied en faisant bien attention à bien le serrer, sous peine de retrouver l’instrument par terre.

Par sécurité, cette manipulation peut être effectuée sans tube et sans contre-poids, cela dit, après installation des instruments, il faudra veiller à vérifier l’horizontalité du montage.

Niveau à bulle externe

Ceci est valable pour les montures Aaz et Eq. Pour une Aaz, la mise en station est terminée...sauf si celle-ci est motorisée, dans ce cas, se reporter à la notice de l’instrument, ou chercher l’article rédigé ultérieurement qui pourrait en parler.

Pour une Eq, vous savez, la monture tordue ultra lourde qui pointe pas dans le sens qu’on veut ! Et bien les choses ne sont pas terminées. Il va falloir orienter la monture en fonction de la position de l’étoile Polaire.
Comment faire ?

déjà, il faut identifier l’axe du télescope, proche du trépied, qui fait un angle proche de 45 degrés avec l’horizontal. Ce réglage est ensuite à affiner en fonction de la latitude de notre lieu d’observation (environ 45°Nord), des vis et contre vis permettant ce réglage (comme toujours, bien serrer celles-ci)

Axe polaire

Ensuite, orienter cet axe en direction de l’étoile Polaire le plus précisément possible. Ce « précisément » sera explicité dans les points suivants. Après cette orientation en azimut, il faudra re-vérifier l’horizontalité au niveau à bulles.

A partir de cet instant, si vous n’aviez pas laissé le tube sur la monture, il est temps de le faire.



2. L’installation Stellaire

Une fois l’orientation sommaire de la monture effectuée, plusieurs choix s’offrent à nous :

- faire de l’observation visuelle avec un petit groupe et ne pas avoir besoin de suivi (enclencher la motorisation de l’instrument).
- faire de l’observation visuelle avec un grand groupe et avoir besoin de suivi.
- faire de l’imagerie à la webcam (besoin de temps de pose court)
- faire de la photographie longue pose.

Dans le premier cas, nous pouvons donc nous arrêter à une mise en station sommaire mais suffisante pour compenser la rotation du ciel par une petite action sur la molette d’ascension droite, l’erreur de mise en station de nous gênera pas pour observer à plusieurs.

Dans le second cas, le défaut de suivi risque d’être pénalisant et l’utilisation de la motorisation sera recommandée, il faudra donc veiller à ce que l’étoile polaire soit visible à l’intérieur de l’axe polaire (orifice permettant de glisser un viseur polaire).

Position de l’étoile polaire
Image issue du logiciel Stellarium

Si un réglage est nécessaire :

- pour du « droite-gauche » agir sur les molettes présentes à côté du niveau à bulles de la monture équatoriale, ou bouger globalement la monture.
- pour du « haut-bas », agir sur le réglage de la latitude.

Pour ces 2 réglages, prendre en compte le fait qu’ils nécessitent la manipulation de 2 molettes pour chaque axe, permettant de bloquer le réglage (pour que cette explication soit claire, inutile de vous préciser de regarder votre monture pendant que vous lisez cet article.)

La suite dans un prochain article...

Notes:

[1inventé par un physicien français Melchisédech Thévenot (1620-1692)

Nos partenaires

Voir également