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SEJOUR STAR FINDER - du 4 au 11 juillet 2021

Nous partons en balade dans notre galaxie et au delà, avec nos yeux et quelques outils qui nous permettrons d'aller encore plus loin ! Voir descriptif détaillé

SEJOUR STAR FINDER - du 4 au 11 juillet 2021

Nous partons en balade dans notre galaxie et au delà, avec nos yeux et quelques outils qui nous permettrons d'aller encore plus loin ! Voir descriptif détaillé

18 jeunes astronomes de 10 à 16 ans
Des voyages scientifiques qui changent le monde
Des aventures hors du commun, des projets réels pour le développement durable

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Introduction

Selon les envies des astronomes en herbes, nous découvrirons les constellations et la manipulation des télescopes. Nous observerons des objets lointains, comme les planètes de notre système solaire, ou encore plus lointain, comme les nébuleuses, amas et certaines galaxies. Pour les plus motivés nous pourrons les prendre en photos. En parallèle, nous découvririons une technique pour faire de la science : la photométrie, qui nous permettra d’étudier des exoplanètes ou des étoiles variables.

Le Journal de Bord

Dimanche 4 juillet

Les participants sont arrivés au compte goutte, les premiers dès 14h ! Découverte ou redécouverte des lieux, tout le monde a été accueilli avec boissons chaudes et gâteau au chocolat sous le temps pluvieux (pour l’instant !) du Valais. Nous nous sommes assez rapidement retrouvés avec la moitié de l’effectif. Ils ont pu commencer à se connaître et entrer directement dans le dur du sujet en partageant leurs connaissances respectives en physique quantique (Boson de Higgs et autres joyeusetés).
L’autre moitié se fera attendre jusqu’à 19h15. Pendant ce temps les animateurs ont terminé d’installer l’abris « fait maison » du grand télescope 200x1000. Les participants ont appris à installer et régler une monture de télescope.
19h15 ! Tout le monde est enfin là, on peut se mettre à table. Le trajet avait bien creusé les ventres. L’occasion pour les animateurs de parler un peu plus avec les participants. Encore une fois beaucoup de physique au programme.
Une fois le repas terminé, les jeux de la veillée permettent d’apprendre et de se souvenir de tous les prénoms. Ce n’est pas si facile !
Coucher à 22h car l’air se rafraîchit. Le groupe est assez homogène en âge, et surtout particulièrement motivé. Une bonne semaine s‘annonce.



Lundi 5 juillet

« Réveil vers 8h00 et petit déjeuner accompagné de discussions allant de la littérature à l’astrophysique dans une ambiance déjà conviviale. Découverte et classification de divers objets célestes, ainsi que des outils permettant de les observer.




Déjeuner (fr)/dîner (ch) afin d’être en forme pour l’après-midi. Introduction aux principes de base de la photométrie (capture de la lumière astrale). Pour cela nous avons représenté les télescopes par différents récipients et les photons émis par les étoiles par un jet d’eau. Ces expériences nous ont permis de comprendre l’importance des différents paramètres permettant d’optimiser nos futures mesures photométriques. En parallèle, Aurélien nous à montré comment assembler et utiliser un télescope. Une pause goûter plus tard, et nous étions en marche pour les alpages du Plan Lozier surplombant le chalet. 









Suite à cette promenade ressourçant, nous avons passé une merveilleuse soirée d’observation. Nous avions pour cela 8 instruments dont deux pour les mesures photométrique (transit d’exoplanète) et l’astrophotographie. Nous avons observé différentes nébuleuses (notamment celle de l’anneau, M57, celle de l’aigle ou bien la nébuleuse Trifide), quelques galaxies (en autre les Chiens de chasse) et des amas globulaires (le plus beau est celui d’Hercule, M13), et à la fin de la veillée, nous avons même pu voir notre majestueuse Voie Lactée. En parallèle de l’observation, nous avons continué à apprendre les concepts photométriques pour comprendre la manière dont nous allions faire les mesures. »
Lucas et Valentin





Cette nuit sera peut être la seule belle nuit du séjour. Les éducateurs scientifiques mettent donc en place, accompagné des participants, les deux instruments dédiés à la photométrie et l’astrophotographie. l’occasion de réviser les principes abordés dans la journée. En parallèle sont mis en station le reste des instruments pour l’observation optique, ainsi que ceux apportés par certains participants. Tout le monde peut alors constater les différences entre un télescope et une lunette, ainsi qu’entre une monture « équatoriale » (capable de compenser la rotation terrestre) et azimutale (plus facile à mettre en place, mais moins précise). Le roi de la soirée : un télescope Dobson de 250mm de diamètre permettant d’observer magnifiquement le ciel profond.








Mardi 6 juillet

Lever échelonné après un repos bien mérité... petit déjeuner jusqu’à 11h (!) puis retour dans la salle astro. Au programme : optique géométrique obligatoire à la compréhension du fonctionnement d’un télescope, photo astronomique du jour, « point culture » et idées reçues sur l’astronomie.

« Un dur réveil après cette soirée astronomie, mais j’ai beaucoup aimé la séance du matin lors de laquelle nous avons pu réviser nos cours d’optique de seconde et visionné une vidéo hilarante. »
Mickaël et Tristan


L’après-midi, on continue l’apprentissage de la photométrie. Cette fois ci c’est le représentation de la fameuse méthode des transits planétaires, ainsi que l’obtention d’une courbe de transit. Le tout toujours représenté à l’aide de l’expérience des seaux (résultats à l’appui).

« On représente un transit en faisant varier le flux d’eau a l’aide d’une cuillère positionné entre le seau et le pommeau de douche. La cuillère représente le transit planétaire, le pommeau de douche la lumière envoyée par l’étoile et enfin le sceau le télescope. »
Mickaël et Tristan


Dans un second temps, les participants ont été invité à créer et représenter leur exoplanète idéale (taille, masse, distance à l’étoile, constitution, habitants, hobbies, etc). Le but étant de les présenter le lendemain devant le reste des astronomes de la colonie. Tous se sont particulièrement bien pris au jeu, demandant même une prolongation alors que l’activité devait se terminer. Il faut dire que l’imagination ne manque pas dans ce groupe, planète donut, planète océan avec verrouillage gravitationnel (véridique !) et autres compétitions intergalactiques de Roller Volants… Il faudra prolonger tout cela demain pour mettre au propre toutes ces idées.

« Par exemple, dans notre système solaire Héra, il y a une étoile semblable au soleil nommée Zeus (originellement baptisée TACM pour Tarte Au Citron Meringuée, mais dont le nom a été changé parce que c’était quand même peut être un peu ridicule) et une planète ressemblant à la Terre mais en plus grosse et plus écolo nommée Hercule. Il y a aussi la planète Héphaïstos, une planète gazeuse où la vie s’est développée sous forme de plantes et d’animaux flottants, faute de surface solide. Et pour finir, il y a Athéna, un petit satellite commun aux deux planètes. »
Louise




Enfin pour clôturer la journée, petite soirée auprès du feu et construction d’une cabane afin de s’abriter de la pluie qui menace de plus en plus. Au menu : cervelas suisses (mangés à la vaudoise !), des pommes de terre, des tomates et des marshmallows. Le Tout réchauffé sur le feu évidemment. La pluie qui finira comme prévu par s’inviter écourtera la soirée malheureusement, mais cela permettra au moins d’apprécier une bonne douche chaude en rentrant au chalet.




« Loïc nous a montré la technique Vaudoise pour les saucisses : il faut couper les deux extrémités en forme de croix et quand les quatre parties se sont bien écartées les unes des autres, le cervelas est cuit (ça, je l’ai compris après, en constatant que ma saucisse était un peu dure) »
Louise





Mercredi 7 juillet

La météo n’est malheureusement pas au rendez vous, mais nous pouvons comme prévu commencer à utiliser les photos prises lundi soir. Rapidement en début d’activité, les participants peuvent apprécier l’utilité des différentes étapes de corrections des photos.
Puis, il est l’heure pour tout le monde de finaliser son exoplanète idéale, d’autant plus qu’il faudra présenter ses idées à la fin de la matinée. Certains en profitent cependant pour se faire expliquer les principes physiques et mathématiques de l’électromagnétisme via les équations de Maxwell. Du programme certes bien avancé mais qui intéresse malgré tout grandement.
La fin de matinée arrive alors, et même si ce n’est pas un exercice facile de parler en public, tout le monde devra y passer. Valentin et Lucas nous présentent alors leur planète gravitationnellement verrouillée, Mickaël et Tristan leur système stellaire à 4 étoiles et Maxence et Aloïs une planète de diamant englobant une petite étoile. Malheureusement le temps passe vite et l’activité doit se terminer. Il faudra trouver un autre moment pour finir les présentations.

Lors de l’activité de l’après midi, il est enfin temps pour les participants de « mettre les mains dans le cambouis » et de commencer le traitement d’image sur le logiciel Siril. D’abord on empile les images de calibration. Puis, on les « enlève » de nos images du ciel, on aligne les images du ciel, et enfin on les empile. Il nous reste à faire un peu de traitement cosmétique, jusqu’à obtenir cette magnifique image de la galaxie M101 (dans la constellation de la Grande Ourse). Elle a été obtenue à partir de 77 photos de 120 secondes.


Pendant qu’une partie du groupe traite les images, les autres participants mesurent les erreurs réalisable lors de l’observation avec des seaux et un pommeau de douche. Par exemple : le mauvais positionnement, le transvasement entre le sceau et le doseur ou la mauvaise durée de l’ouverture de l’eau.
Nous avons également traité les images prises par la caméra noir et blanc.
Ces images sont celles de l’exoplanète TRES 3b (à gouche) et de l’étoile variable V1434 Herculi. Pour arriver à ces courbes qui ont le luminosité en ordonnée et le temps en abscisse, le même genre de traitement que précédemment est utilisé, en rajoutant une analyse photométrique. Tout cela, nous avons pu bien le comprendre grâce aux activités avec les seaux.

« Le soir , nous avons fait une veillée théâtre avec différents ateliers dirigés par les animateurs puis nous avons fait du théâtre d’improvisation devant tout le monde. Ensuite, les petits sont allés se coucher et c’est devenue le terrain de jeux pour un loup-garou à 19. Tout le monde se gueulait dessus mais c’était bien malgré l’erreur du meneur de jeu, sans vouloir cité Loïc, qui a éliminé un loup-garou et le villageois qui était amoureux de lui. »
Gabriel et Elliot.




Jeudi 8 juillet

Pour une partie du groupe, l’activité de la matinée a été de se rendre au tout nouveau planétarium de Saint Luc, pour une séance narrée par Mickaël, Astronome à l’observatoire.

« Nous avons pris le bus jusqu’au village de st-Luc pour aller au planétarium. Là bas, nous avons observé les constellations d’été et d’hiver. Nous avons aussi vu des trous noirs et nous avons parlé du nombres d’années lumière pour aller sur certains objets en dehors de la voie lactée. »
Maël.


Au chalet, le groupe restant continue d’apprendre de nouvelles méthodes de détection d’exoplanètes.

« Pendant ce temps, nous (deuxième partie du groupe) avons découvert une autre méthode pour trouver des exoplanètes, celle de la vitesse radiale. En effet, lorsqu’une exoplanète tourne autour d’une étoile, elles vont tourner autour du point d’équilibre (barycentre ou centre de gravité) et l’étoile va alors décrire un léger cercle et donc s’éloigner et se rapprocher périodiquement de notre bonne vieille Terre. Nous avons donc tracé des graphiques permettant de voir s’il y a une exoplanète autour de différentes étoiles. Nous avons alors constaté que certaine courbes étaient régulières alors d’autres ne l’étaient pas, nous permettant de conclure sur la présence ou non d’exoplanètes autour de ces étoiles. »
Valentin.












« Cet après-midi, nous avons fait différents ateliers pour savoir si les exoplanètes découvertes le matin étaient des exo-Terres. Ces ateliers portaient sur les différents critères permettant de classer les exoplanètes en exo-Terres. Ceux-ci sont le rayon de la planète, la masse de la planète,la distance à l’étoile, le type de l’étoile. Ils doivent être similaires aux conditions Terrestres (d’où le nom exoterre). »
Amaury et Valentin



La fin d’après midi et la veillée sont consacrées à la préparation de la « Soirée Cabaret » qui se déroulera samedi soir. Les participants imaginent et créent des chorégraphies, des extraits de pièces de théâtre, ou autres spectacles d’impro. La veillée de Samedi promet !


Vendredi 9 juillet

La fin de semaine approche (déjà !) à grand pas, et il reste encore beaucoup de choses à voir.

« Après le petit-déjeuner, nous continuons la présentation des systèmes planétaires de certains d’entre nous, puis, nous commençons la préparation de la retransmission afin de présenter samedi après-midi ce que nous avons étudié cette semaine. »
Maël.


Il est ensuite temps, pour ceux qui avaient eu la chance d’aller au planétarium, de préparer les affaires du bivouac de ce soir.

« Dès la fin du déjeuner (dîner), une partie du groupe se prépare pour le bivouac et prend le bus pour rejoindre le glacier de Moiry en bus. Arrivé sur le campement, nous fûmes impressionnés par l’imposante taille du glacier, mais aussi par la fonte avancée de la glace. Au bivouac nous avons allumé un feu puis, nous avons mangé autour de la chaleur des flammes. Après ce copier repas, nous avons fait une partie de jeu, puis nous sommes allées nous coucher sous la pureté du ciel magnifique, tout en discutant des constellations ainsi que leur histoire mythologique. »
Maël.



Le reste du groupe passera lui quelques heures à l’observatoire de Saint Luc avec Mickaël (l’astronome)

« Vendredi soir, soirée astro à l’observatoire. Nous partons de l’auberge en bus à vers 19h20 en direction de Saint-Luc, haut lieu de l’astronomie du Val d’Anniviers. Nous nous promenons dans ce petit village pittoresque jonché de pancartes informatives sur l’épistémologie des sciences, et en particulier de l’astronomie. Nous croisons les grands noms de l’histoire : Aristote, Kant, Tesla, Fermi, et de nous nous imprégnons de leur sagesse avant nous trouver un petit coin de pique-nique, en comparaison bien moins mémorable. Nous rejoignons ensuite Michaël (astrophysicien, responsable de la visite) au pied du téléphérique, et commençons notre ascension vers le firmament (ou plus modestement, l’observatoire de St-Luc). Une fois installé à l’intérieur de la coupole, Michaël nous présente le télescope : un Newton bien plus performant que le matériel à disposition à l’auberge. Alors que les merveilles du ciel, étoiles et nebulae, encore timides se cachaient derrière de vilains nimbostratus, nous poursuivons la visite dans la conférence où Michael abreuve nos âmes assoiffées de connaissances de paysages cosmiquesl, « out of our world » (d’un autre monde). Minuit sonne, les nuages se dispersent et laissent place à un ciel d’ébène parsemé de multiples éclats stellaires… c’est l’apothéose ! Nous nous hâtons vers le Dobson, une fenêtre qui nous rapproche un peu plus de l’immensité de notre galaxie. L’observation se poursuit jusqu’à 1h du matin, puis, nos corps épuisés mais nos esprits rassasiés (« mind blown »), nous rentrons à l’auberge. Une petite équipe de téméraires, luttera encore contre la fatigue dans le but de comparer nos instruments au Dobson. Jean, notre directeur, veillera aussi, avec nous, jusqu’à ce que Saturne et Jupiter se dévoilent… »
Gabriel et Lucas.


Samedi 10 juillet

Le réveil en bivouac est frais, c’est le moins que l’on puisse dire. La nuit ayant été particulièrement claire, la rosée du matin avait légèrement gelée. On allume alors un feu pour nous réchauffer, et dès 7h le soleil vient l’aider. Le temps de boire un chocolat chaud particulièrement apprécié, de contempler les hauts sommets s’illuminant d’orange, et il est déjà l’heure de tout ranger pour rentrer au centre. La redescente et le trajet en bus s’effectuent sans soucis, et dans le calme, la courte nuit aidant beaucoup.

Une fois rentré, une bonne douche chaude et un déjeuner plus tard, les activités scientifiques de l’après-midi peuvent commencer. Les participants ont alors 2h pour finaliser les préparatifs de la retransmission. Étant donné l’effectif élevé de cette semaine, chacun choisis un point qu’il souhaite aborder et développer en public. Ainsi, Amaury nous présente le matériel utilisé (lunettes et télescope, ainsi que leurs supports : les montures), Maxime et Elliot expliquent les expériences que nous avons réalisé permettant de représenter le principe de la « photométrie », Mickaël expose de quelle manière nous avons choisis nos cibles d’étude.












Le dîner venu, nous mangeons de la fondue ainsi que des patates. Nous étions interrompus régulièrement par nos camarades qui nous présentaient des sketch ou des présentations musicales qu’ils avaient créés et répétés.


Dimanche 11 Juillet

Ce matin, nous vous dit au revoir aux enfants qui ne restaient qu’une semaine et les autres ont fait une randonnée jusqu’au lac d’Arpitetta sur la poite de Zinal. D’ici, on pouvait voir la Dent Blanche, l’Obergabelhorn, le Weisshorn qui sont des Mont très connus en Suisse. La monté était dure et nous avons choisi d’emprunté le sentier qui menait au Pas du Chasseur qui était plus cour que l’autre. Une fois devant le passage difficile André nous apprend à évaluer les différents dangers en montagne : expérience et taille du groupe, difficultés technique, physique, conditions du chemin, exposition, engagement, etc. Nous décidons donc d’emprunter l’itinéraire bis. Au lac nous nous sommes arrêtés pour manger et se baigner. Nous sommes redescendus d’un bon pas et, de retour au chalet nous avons pu accueillir les nouveaux arrivant.

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